L'antécime du Chapaev est un peu le point centrale de l'ascension, un passage obligé avant le sommet. C'est une montagne puissante avec trois grosses arêtes. On monte sur son arête Nord. Puis on redescend sur son arête Est constituée d'une énorme corniche pour aller vers le Khan Tengri. La troisième arête est celle qui soutient le véritable sommet du Chapaev à 6300m. C'est une crête très effilée et cornichée rendant le sommet difficillement atteignable.
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Le versant ouest du Chapaev vraiment très austère: des barres partout et des séracs suspendus dans la face.
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L'ascension du Chapaev est souvent décisive pour la suite des expé. L'arête est assez raides et peu poser des problèmes avec les gros sac imposés pour installer un camp 3 confortable. Ensuite quand on décide de redescendre vers le camp 3, c'est que l'on pense que l'on est assez aclimaté pour tenter le sommet. Il faudra remonter là haut au retour.
La redescente du Chapaev est surement un des passges les plus impressionants. Il faut descendre des passages raides sur des cordes fixes en très mauvais états. On a vu un allemand seul mourir de froid dans cette descente en restant bloqué une nuit dans ces barres.
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On commence par s'élèver au dessus du camp 2 sur une arête de neige estéthique.
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Ensuite ça se corse un peu pour franchir les barres de schistes. En plus les cordes fixes sont installés parfois droit dans les murs raides... pas forcément là ou ça serait le plus facile.
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Un peu de glace noire entre les bandes rocheuses pour pimenter le tout. Le glacier du camp de base parrait bien loin...
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On arrive au sommet par des pentes de neige en contournant une énorme corniche. Nous sommes quand même monté 3 fois au sommet: une fois pour s'aclimater, puis en montant et en descendant du sommet du Khantengri.
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Sommet du Chapaev. On photographie notre mascot : un teeshirt dédicacée pour le site web skipass et pour affirmer nos origines du 74.
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Par TT
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Vendredi 8 septembre 2006
Nous voila enfin au camp 3 à 5900m! Un peu épuisé par l'ascension du Chapaev avec les sac énormes, mais aussi un peu euphorique d'être si près du but. On est au col entre Chapaev et Khantengri avec une vue magnifique sur toutes les montagnes autour du glacier sud.
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A droite le versant Est du Chapaev menaçant l'itinéraire du glacier sud.
Au fond à gauche, le sommet du Pobéda à 7400m et son arête ouest interminable: un massif énorme!!
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Le lendemain à 4h du matin le réveille sonne. Dehors je suis accueilli par un vent glacial et des nuages bouchent le ciel. Tout le monde reste dans le duvet. A 7h30 le soleil se lève sur nos 2 tentes. Le ciel c'est totalement dégagé!!! Branle bas de combats. Il faut faire une tentative. C'est un peu tard pour l'horaire, mais on ne sait pas quelle météo nous attend demain. Après avoir rempli des thermos de thé bouillant à 60° c'est parti pour le sommet à 8h45.
Les 600 premiers mètres sont à dominante rocheuse en restant très près du fil de l'arête. Malheureusement, ce versant ouest reste à l'ombre tout le matin et le froid est vraiment mordant. Il faut bien ajuster la cagoule, réchauffer en permanence les doigts après avoir dégagé une prise de rocher, rajouter encore une polaire par dessous les autres... Nico et Francis n'arrivant pas à réchauffer leur pied fond demi tour dès les premières difficultés. Finalement le lendemain la météo sera vraiment optimale et Francis pourra atteindre le sommet avec une autre cordée de huitmilliste. Nico devra faire demi tour à 6500m à cause du mal de l'altitude.
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A 6500m le soleil sort. Enfin....
Il faut alors quitter le fil de l'arête pour tirer à droite dans du mixte en direction de 2 névés perchés.
Un magnifique dièdre de marbre en 4+ défend l'accès au névé supérieur. C'est peut être le passage le plus difficile.
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L'altitude commence vraiment à se faire sentir. Il reste encore 500m pour atteindre le sommet.
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Le haut du névé supérieur, dans un cirque de marbre orange: une ambiance démante perchée tout là haut.
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Ensuite il faut traverser à droite pour rejoindre une arête secondaire que l'on suit jusqu'à buter dans un mur mixte. On le surmonte par un système de vire pour retrouver une petite arête neigeuse. On voit le sommet. Maintenant on sait que l'on ne va pas buter. Plus qu'une heure d'effort pour s'élever pas après pas vers la pyramide sommitale.
La mer de nuage se forme en dessous de nous. Il faut s'arrêter en permanance pour reprendre son souffle. Pourtant ce moment est vraiment inoubliable. On est serain, quasiment sûr d'atteindre ce sommet tant convoité depuis 2 semaines. A chaque pause on en profite pour admirer tout ce massif du Ti Chan sur le quel la vue se dégage de plus en plus. Après quelques secondes, le rythme cardiaque baisse un peu, une sensation de bien être arrive et on sait que l'on va pouvoir repartir pour une centaine de pas. L'oxygène se distille lentement dans tous nos muscles. Vraiment un moment de bonheur sur les 150m derniers mêtres de dénivelé.
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Une ascension qui se termine en plein ciel : Ludovic sur l'arête neigeuse juste en dessous du sommet. Grand sourire.
On sens que ces 2 dernières semaines d'aclimatation on été bénéfiques.
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On regarde l'alti tous les 100 pas. 6900, 6940, 6960, 6990, 7040! C'est le sommet.
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Autoportrait au sommet.
Ouf, il est 16h et la descente est longue. On sait que ça va être difficile car les cordes fixes sont vraiment pourries dans les passages raides.
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Francis à plus de 7000m le lendemain. Ca y est c'est le sommet pour lui aussi grâce à des chaussures chaudes.
Les Phantom 6000 auront fait 2 fois le sommet.
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Ludo enfile vite fait notre tee-schirt "In tartiflette we trust" pour la photo.
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OK, 1, 2, 3, go:
On enlève la cagoule et on ouvre un peu la capuche pendant quelques secondes pour la photo. Puis on referme tout bien au chaud.
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La vue est tellement énorme de la haut que l'on en profite tant que l'on peut.
Ci dessous la vue sur le versant Kirghize du massif du Ti Chan avec le South Inleck Glacier à nos pied.
Par TT
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